Si une OSC a été choisie par le CCM pour être recipiendaire principal (RP), ceci suppose que les membres du CCM ont évalué que cette OSC dispose de ressources humaines, matérielles et d'infrastructures optimum pour pouvoir assurer:
- la gestion des achats et stocks ( équipements médical et administratif, médicaments et autres produits pharmaceutiques, consommables, magazins de stockages etc.);
- le suivi et évaluation;
- la ventilation du budget;
- l'accompagnement et même le contrôle des sous recipiendaires etc.
La disponibilité de ces ressources optimales est indispensable en acceptant que celles ci puissent avoir besoin, et généralement c'est le cas, d'un renforcement de capacités de gestion. Amon avis, le
FM doit exiger ce seuil d'acceptabilité q'une OSC soit récipiendaire principal. Et c'est au LFA d'évaluer ces capacités et de donner son avis. Une fois, l'OSC a été acceptée, le LFA sur une demande de l'OSC elle même ou selon l'évaluation qu'il vient de faire, peut recommender au FM des actions de renforcement des capacités du recipiendaire principal qui à mon avis devraient toucher en priorité, la capacité de gestion des achats et stocks. C'est la composante la plus sensible et la plus complexe.
Ceci étant, il ne faut
pas négliger le conflit d'intérêts qui va se poser entre OSC elles mêmes d'une part et entre OSC et organisations gouvernementales d'autre part. Cette problématique doit être très clairement résolue avant le versement des fonds. Les membres du CCM doivent remettre au FM un document signés par tous comprenant un engagement sur un mécanisme de gestion de ces conflits.
En principe, si les critères de choix du RP sont remplis et le mécanisme de gestion du conflit d'intérêts est mis en place et est fonctionnel, alors l'impact sur l'OSC va être énorme dans le sens acquisition d'expérience et d'expertise et de rayonnement même sur d'autres OSC en dehors du pays. Bref, cette OSC/RP peut elle même devenir un consultant pour le FM qui va l'aider à mettre en place des programmes dans d'autres pays.