EspañolFrançaisРусский
   
 
 
   
 
 
in
 
   

Bref document d'information
Page 1 of 1 (1 items)
Sort Posts:
  • 11-08-2007 1:00 PM

    Bref document d'information

    Fév 02, 2006

    Le positionnement stratégique du Fonds Mondial

    Situation

    1. La lutte contre ces trois pandémies – objectif ultime du Fonds Mondial – est une tâche difficile qu’aucun organisme ne peut espérer réaliser seul. Pour assurer un impact maximum, il est souhaitable que les actions de chaque organisme soient bien conçues et aussi complémentaires que possible avec celles des autres organismes œuvrant dans le même but.

    2. Le Fonds Mondial est une organisation relativement jeune dans son domaine, mais elle a apporté dès le premier jour des quantités considérables de financement et un « modèle professionnel » qui se démarquait de plusieurs manières, notamment par :
    i. Un objectif clair de constituer un mécanisme financier et non une agence de mise en œuvre ou une agence technique ;
    ii. Un ciblage direct de ces trois maladies ;
    iii. Une approche de financement basée sur les résultats ;
    iv. Une approche orientée pays (ou orientée vers la demande) ;
    v. Une structure de partenariat [1] public-privé au niveau mondial et au niveau des pays, pour la gouvernance comme pour la mise en œuvre ;
    vi. Un degré de transparence élevé ;
    vii. Une volonté profonde d’apporter des ressources supplémentaires et de compléter les programmes et mécanismes existants.

    3. Le Fonds existe au sein d’un écosystème complexe d’autres acteurs dans ce secteur :
    i. Cet écosystème englobe des types d’organisations très différents (par ex., les donateurs : des organisations bilatérales et multilatérales et des fondations privées, des agences techniques, des gouvernements, des ONG, des agences de mise en œuvre, des groupes d’avocats), chacun avec un objectif et un champ d’action différents (par ex. la lutte contre certaines maladies uniquement, contre les trois maladies, un développement plus ample, une santé plus étendue), travaillant dans des zones géographiques différentes (par ex., au niveau mondial, régional ou spécifique à un pays) et avec différents « outils » et moyens (par ex., subventions contre prêts contre prestation d’assistance technique ; présence locale contre présence non locale ; etc.).
    ii. Parmi les principaux acteurs dans le même domaine que le Fonds, spécialement actifs dans la lutte contre ces maladies, on trouve : la Banque Mondiale, OMS, ONUSIDA, les partenariats Halte à la Tuberculose et Faire Reculer le Paludisme, PEPFAR, DFID et autres organisations bilatérales, la fondation Gates, etc.

    4. C’est la première fois que le Fonds s’engage dans une opération stratégique rigoureuse, c’est donc aussi la première fois qu’il s’efforcera d’articuler de manière explicite son positionnement stratégique au sein d’un paysage d’acteurs plus ample dans le domaine.
    i. L’objectif fondamental de la définition d’un positionnement stratégique est d’améliorer l’efficacité du Fonds en ce qui concerne le travail avec ses partenaires pour la lutte mondiale contre ces trois maladies.
    ii. Parmi les éléments propres d’un positionnement stratégique explicite, on pourrait citer notamment : sources d’avantage comparatif possible et rôle particulier ou « niche » au sein de l’architecture globale ; zones d’interface, dépendance, empiètement et complémentarité possible avec des partenaires ; structure optimale de plans et de relations de travail avec les partenaires.


    Défis et perspectives d’avenir

    5. Le succès des programmes pays pris en charge par le Fonds dépend de manière cruciale des partenaires du Fonds ; ceci est propre au modèle du Fonds et a également été renforcé par son expérience jusqu’à présent :
    i. Le modèle du Fonds en tant que mécanisme de financement signifie simplement que le succès des programmes qu’il finance est déterminé par beaucoup plus que par le Fonds proprement dit - spécialement par l’engagement d’autres acteurs qui apportent des formes de prise en charge complémentaires [2].
    ii. L’expérience du Fonds Mondial jusqu’à présent a mis en évidence un certain nombre de secteurs dans lesquels les partenaires jouent un rôle absolument essentiel, par exemple :
    (a) En aidant à identifier les secteurs de besoin dans le pays et à mettre au point des projets pour les couvrir ;
    (b) En aidant à identifier les subventions en difficulté ;
    (c) En prêtant aux bénéficiaires du Fonds une assistance sur le plan technique et de la gestion ;
    (d) En mettant à disposition des financements complémentaires ;
    (e) En intégrant le soutien du Fonds aux priorités nationales.
    iii. Il est important de souligner que, tandis que les programmes pays pris en charge par le Fonds dépendent d’autres organismes, souvent des agences techniques pour les secteurs énumérés ci-dessus, les donateurs ont un rôle essentiel à jouer en contribuant à préparer un contexte de financement de soutien pour ces activités. La question du financement d’agences techniques pour la prestation d’assistance technique aux subventions du Fonds Mondial en est un bon exemple.
    iv. Le défi stratégique est donc de faire en sorte que les pièces complémentaires du modèle fonctionnent mieux ensemble d’une manière complémentaire.

    6. Le paysage du partenariat a évolué de manière significative depuis la création du Fonds – on a assisté notamment à l’émergence de nouveaux partenaires et de nouvelles initiatives stratégiques multi-partis comme les GTT (Groupes Techniques de Travail) [3]. Cela soulève naturellement des questions concernant les implications de ces faits nouveaux sur le travail et les relations du Fonds.

    7. Les remarques ci-dessus soulignent l’importance pour le Fonds d’assurer un choix clair, optimal et moderne de son positionnement stratégique dans un paysage d’acteurs plus ample. Ce positionnement stratégique permettra au Fonds :
    i. D’ajuster son objectif interne, ses priorités et ses activités de manière appropriée afin qu’ils soient le plus cohérent possible avec son positionnement stratégique ;
    ii. D’œuvrer pour des interfaces, des plans et des relations de travail avec ses partenaires qui soient clairs et qui fonctionnent bien.



    Notes de bas de page :

    [1] Cela comporte un objectif d’inclusion de la société civile, des communautés vivant avec ces maladies et du secteur privé aussi bien au niveau des pays que de la gouvernance globale.
    [2] Le Document Cadre du Fonds explique bien clairement que le Fonds est un mécanisme de financement et non un organisme de mise en œuvre et que « le support technique pour la préparation de projets et le développement de partenariats au niveau des pays pourrait être fourni et financé par des partenaires actifs dans le pays, par exemple les donateurs bilatéraux et les organismes de l’ONU. »
    [3] « Cellule Mondiale de Réflexion pour une meilleure coordination entre les organismes multilatéraux et les donateurs internationaux dans la riposte au SIDA. Rapport final. » (14 juin 2005).
    Par ailleurs, la récente Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide est basée sur la reconnaissance de la complexité de l’écosystème humanitaire actuel et les effets négatifs qui s’ensuivent – notamment efficacité limitée de l’aide et bénéfices réduits pour les pays en développement. La déclaration, acceptée par tous les membres OCDE/CAD et par le Fonds, promet de corriger cette situation. Les moyens à employer pour y parvenir comprennent des actions de coopération et de collaboration, l’harmonisation des politiques et pratiques, ainsi que des répartitions plus claires du travail et des spécialisations.

Page 1 of 1 (1 items)



© 2002 - 2008 The Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. All Rights Reserved. About this site | Legal