Fév 01, 2006
Thème : Les réussites et défis du Fonds Mondial et les sujets de discussion proposés
Informations de fond :
Les collaborateurs présents lors de la première semaine du forum de discussion en ligne représentaient toutes les régions sauf l’Amérique latine : Ils représentaient également plusieurs secteurs, des structures de relation différentes avec le Fonds Mondial et affichaient des degrés de connaissance divers au sujet du Fonds Mondial et de ses rôles.
Sylivia N. –Ouganda
Sammi Fredenburg- Etats-Unis (Bénévole Dév.)
Gennady Roshchupkin- Russie (Expert Indépendant)
Grace Mulei- Kenya (Bénévole assistance aux orphelins)
Charles Owiti-Kenya (CBO)
Edward Ayanbiola- USA (Pharmacien)
Mercy- Ghana (CCM)Ada-Ghana
Rose Joshi- Népal (Secteur Privé, ICT)
Onesmus.- Kenya (Coordinateur Projet, FBO)
Zhang Mingrui-Chine (Jeunesse)
Les principaux points abordés pendant la semaine avaient trait aux réussites et aux défis du Fonds Mondial tels qu’ils ont été vécus par les participants du forum en ligne au niveau national et international. Les collaborateurs ont ensuite été invités à proposer des thèmes pour la discussion en ligne. Vous trouverez ci-après un résumé des discussions de la semaine.
A. Les réussites du Fonds Mondial :
1. Réduction des stigmates : À plusieurs reprises, il a été reconnu que le Fonds Mondial facilitait la réduction des stigmates à l’encontre des personnes vivant avec le VIH/SIDA, particulièrement en Afrique de l’Est ; notamment du fait de son financement des efforts en vue de procurer des médicaments et des traitements antirétroviraux (ARV) abordables, puisque toutes les Personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH) pourraient vivre en bonne santé.
2. Donner de l’espoir et prolonger la vie : Le Fonds a apporté de l’espoir aux personnes infectées et a prolongé la vie en finançant la fourniture de médicaments, de moustiquaires, etc.
3. Niveaux de vie : En Ouganda, il a été reconnu que le Fonds apportait un meilleur niveau de vie à certains bénéficiaires.
4. Réduction des taux d’infection : Au Kenya, le coordinateur d’une organisation consacrée aux jeunes vivant avec le VIH/SIDA a attesté la réduction des taux d’infection grâce au Fonds, comme on a pu le remarquer dans le pays ces dernières années.
5. Augmentation spectaculaire des budgets santé des pays.
6. Sensibilisation et reconnaissance accrues de l’existence du VIH/SIDA et des facteurs comportementaux qui augmentent la vulnérabilité face à l’infection. Il a été reconnu que le système d’alerte et de réponse rapide (EARS en anglais) permettait un aperçu régional des services médicaux et du financement.
7. Revitalisation de la lutte contre le SIDA, par exemple en Russie.
B. Défis rencontrés par le Fonds Mondial
1. La bureaucratie gouvernementale, la corruption, le manque de responsabilité financière et l’interférence politique ont été mentionnés en tant que défis par plusieurs collaborateurs, qui ont vivement conseillé que les fonds soient canalisés à travers des institutions indépendantes et qui ont suggéré que le rôle actuel et potentiel du secteur privé local dans l’amélioration de l’approvisionnement en matériel et en services devrait être reconnu.
2. Responsabilité financière et structures de contrôle réduites au niveau local : Un collaborateur d’Ouganda a mentionné l’insuffisance de responsabilité et de structures de contrôle en tant que défi au niveau local.
3. Transparence inadéquate du processus de financement au niveau local dans certains pays. Certains collaborateurs déclarent que les bénéficiaires obtiennent parfois des financements à travers diverses manifestations d’influence.
4. Manque de ressources techniques de la part d’organisations par ailleurs méritantes, ce qui encourage un cycle de préjugés techniques dans l’obtention de financement et amène les organisations plus importantes (par exemple les ONG) à exercer plus d’influence sur les CBO, bien que ces dernières possèdent l’avantage du contact direct avec la communauté et, dans certains cas, un meilleur potentiel pour garantir des résultats effectifs et avoir un impact.
5. « Effet de surcharge » : Favoritisme apparent envers les organisations ayant obtenu à l’origine un financement au cours des précédentes séries de financement au Kenya (Séries 1 et 2), empêchant d’autres organisations d’entrer dans le processus de financement, faute de place.
6. Manque de sensibilisation « à la base » à propos des critères utilisés par les agences de financement pour la sélection des groupes recevant le financement au cours de chaque série.
7. Financement insuffisant dans certains pays, par exemple au Ghana, qui ne permet pas d’acheter à la fois les antirétroviraux et la nourriture adéquate pour renforcer l’alimentation.
8. Les agences du gouvernement russe, les ONG et les experts travaillant dans la zone du VIH/SIDA peuvent parfois manquer de capacité logistique et technique pour gérer le financement accru du Fonds Mondial et du gouvernement fédéral. Cependant, de plus en plus d’organisations s’engagent dans la lutte contre le SIDA. Un mécanisme de coordination multisecteurs s’avère nécessaire pour :
a. Assurer la couverture des bénéficiaires visés dans tous les secteurs géographiques ;
b. Créer un système de communication national entre le système actuel de gouvernement, société civile et experts et le nombre croissant de nouvelles organisations et de personnes montrant un intérêt vis-à-vis du travail dans le cadre du VIH/SIDA ;
c. Permettre la coordination à un niveau local ou décentralisé.
9. Défis provoqués par des situations spéciales : (a) Gêne des activités de soutien aux orphelins et aux personnes âgées dans les situations d’urgence, comme les catastrophes naturelles, et documentation insuffisante des orphelins. (b) Un collaborateur du Népal a mentionné l’instabilité politique comme une cause d’échec pour l’obtention du financement de la Série 5 dans le pays.
C. Thèmes proposés en vue de discussions futures :
1. Reconnaissance et soutien de la contribution du secteur privé dans la lutte contre les trois maladies et contre la pauvreté extrême, au niveau international aussi bien que local.
2. Reconnaissance du rôle des organismes de formation dans la création de compétences pour réduire l’incidence du VIH et promouvoir le dépistage et conseil pour le VIH (en anglais, HCT).
3. Promotion des programmes de prévention de la transmission du VIH/SIDA mère-enfant et reconnaissance de leurs bienfaits.
4. La possibilité de financer le développement de ressources humaines pour les professionnels de la santé en Afrique et dans d’autres régions du monde en voie de développement en permettant le renversement de la situation « d’exode des cerveaux » parmi le personnel de santé.
5. La perspective de définir un CCM spécial ou un organe spécial au sein du CCM pour soutenir les communautés rurales isolées et coordonner le financement lors de catastrophes, contrôler l’utilisation du financement ou effectuer des recherches sur les populations vulnérables.
6. La possibilité d’emprunter à leur modèles et de travailler avec les partenariats du secteur privé dans les domaines suivants :
(a) Philanthropie (par ex. Fondation Clinton www.clintonglobalinitiative.org ) et
(b) Technologies de l’information (Initiative OLPC/One Laptop per Child – Un portable par enfant) du Media Lab 4 au Massachusetts Institute of Technology http://laptop.media.mit.edu