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27 mars-3 avril: Résumé des discussions en ligne pour la onzième semaine
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  • 11-08-2007 10:56 AM

    27 mars-3 avril: Résumé des discussions en ligne pour la onzième semaine

    Avr 04, 2006

    Chers participants,
    Nous vous invitons à prendre connaissance du résumé de la onzième semaine des discussions en ligne sur la question suivante : Quelles actions le Fonds mondial peut–il entreprendre pour être plus en phase avec les priorités et les méthodes de chaque pays (par ex. pour le suivi et l’évaluation, les achats et la gestion des approvisionnements), réduisant ainsi les dépenses associées aux programmes qu’il soutient et assurant leur meilleur impact à long terme? Comment le Fonds mondial peut-il mieux coordonner son action avec les autres donateurs– aux niveaux national et international ?

    Collaborateurs:

    Celestin Ele, Simon Kabore(Burkina Faso), Athanase Loshima, Zingue Dezemon (Burkina Faso), l'ONG Lisungi, Gilbert Kabeji (RD Congo), Adel Zeddam, Edrice Mauricette (Haiti), D'Zata.

    Forum français :

    Il existe des problèmes dans l’application du modèle de financement et l’architecture du Fonds mondial dans les pays. Afin d’assurer l’harmonisation, le Fonds mondial pourrait :
    1. Encourager le CCM, autant qu’il désigne les bénéficiaires principaux, de désigner les sous-bénéficiaires. Le Fonds mondial devrait optimiser le rôle de chaque pays dans la détermination et le choix des réalisateurs des projets sur le terrain.
    2. Assurer l’engagement de la société civile comme sous-bénéficiaires, par la Ministère de la santé, car pour la plupart de temps, la ministère est aussi le BP. Il devrait aussi assurer la participation des populations ciblées par les projets.
    3. En réalité, la notion de cofinancement devient un facteur qui réduire des activités de la mise en œuvre dans les pays pauvres au lieu de les promouvoir parce-que les partenaires locaux sous-évaluent les subventions demandées. Certains demandeurs provenant des pays pauvres pourraient êtres exemptés afin de les rendre plus honnêtes et coopératifs.
    4. Le Fonds mondial devrait utiliser sa position par rapport à l’ONU pour influencer la standardisation des méthodes et l’harmonisation des interventions.
    Les actions que le Fonds mondial pourrait entreprendre pour être plus en phase avec les priorités et les méthodes de chaque pays (réduisant ainsi les dépenses associées aux programmes qu’il soutient et assurant leur meilleur impact à long terme) sont:
    -Subventionner la création des centres de santé et la modernisation des laboratoires ;
    -Subventionner les projets de la prévention par les ONG;
    -Distribuer les produits de santé à la population.
    Pour mieux collaborer avec d'autres donateurs aux niveaux national et international, le Fonds mondial doit mettre à la disposition des donateurs des moyens pour échanger les expériences, afin de mieux comprendre leurs activités. Le Fonds mondial devrait :
    - Faire le suivi des subventions.
    - Renforcer le Conseil ou le comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) afin qu'il puisse assurer la durabilité des stratégies. Ce renforcement consistera au remplacement du mécanisme actuel du CCM par le comité.
    - Subventionner les projets visant à obtenir de résultats durables.
    - Concentrer les activités de chaque pays là ou la valeur ajoutée de participation est la plus forte, et définir des priorités claires.
    - Assurer la représentation de tous les donateurs et réalisateurs dans sa structure de financement.
    -Développer une politique de communication et d'information active et systématique, afin de renforcer la visibilité et l'impact de travaux de chaque pays.
    -Poursuivre le renforcement des méthodes et des structures internes en matière d'achats et de gestion des approvisionnements, de suivi et évaluation aux niveaux de chaque pays.
    -Préciser le rôle que les donateurs nationaux et internationaux peuvent jouer en tant que mécanismes d'appui.
    - Préciser un cadre d’une coordination plus inclusive, plus participative et plus opérationnelle en conformité avec les objectifs du fond mondial en mettant l'accent sur l'intégration, la décentralisation et la coordination.

    Pour consulter la version complète : http://forum.theglobalfund.org/fr/viewtopic.php?t=58

    Forum espagnol :

    1.- S’aligner sur les priorités et les systèmes de chaque pays.
    • Le Fonds mondial doit donner la priorité dans son financement à l’élaboration conjointe avec les autorités sanitaires du pays bénéficiaire du Plan Stratégique à Long Terme (sur 5 et 10 ans) pour la lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose dans les pays qui n’en ont pas encore, à savoir la majorité.
    • Le Fonds mondial devrait obliger les bénéficiaires (bénéficiaire principal et bénéficiaires secondaires) à remplir leur tâche dans le cadre de ces Plans Stratégiques et en coordination avec les Autorités Sanitaires.
    2.- Capacité de gestion et Accords Institutionnels
    • Capacité de gestion des pays bénéficiaires : Certains pays financés par le Fonds mondial ne sont pas préparés et habilités sur le plan logistique pour assumer les tâches confiées. Il y a eu également des cas d’inefficacité et de manque de transparence.
    • Priorités des pays : Il existe des différences en ce qui concerne la sensibilisation aux différentes maladies. Dans certains pays, la lutte contre le SIDA est prioritaire, dans d’autres les priorités sont différentes. C’est le devoir du Fonds mondial de s’aligner sur ces différences de priorité selon les pays, de ne pas être rigide.
    • Même lorsque l’adjonction est soumise à condition, il n’existe aucun cadre de programmation financière convenu et inaliénable entre les principaux financeurs institutionnels (gouvernement, agences, systèmes nationaux de santé) et le Fonds mondial, qui garantisse le soutien de la mise en place de ressources en vue de la lutte contra le SIDA.
    Pour consulter les originaux de ces commentaires, écrits par leurs propres auteurs, consultez http://forum.theglobalfund.org/es/viewtopic.php?t=53

    3.- Le rôle du Fonds mondial
    • Le financement doit être considéré comme un investissement et non comme une dépense :
    Le rôle d’origine du Fonds mondial en tant que Gestionnaire des Ressources Financières s’est diversifié ces dernières années, son rôle a été modifié. Cela a eu pour conséquence un mécanisme de fonctionnement plus complexe, bureaucratique, peu flexible et éloigné des réalités locales. Dans le contexte latino-américain, où l’engagement est très important en ce qui concerne la prévention et les soins du VIH/SIDA, cette situation peut démoraliser considérablement les exécutants et, encore pire, faire que les « bénéficiaires ultimes », à savoir ceux pour qui ces mécanismes et fonds sont créés, ne reçoivent pas les bénéfices de la prévention et les soins.
    Ce que l’on peut faire :
    o Établir des mécanismes de contrôle souples, simples et clairs.
    o Assouplir les accords en fonction des contextes et conjonctures au niveau local.
    o Rendre les mécanismes et processus plus compréhensifs conformément aux réalités locales.
    • Rôle du Forum mondial à l’avenir :
    o À l’avenir, le Fonds mondial doit être un acteur qui facilite les choses et pas le contraire.
    o La gestion doit prévoir une approche préventive et non punitive pour les Communautés affectées.
    o Il doit exister une certaine autonomie pour la mise en œuvre et l’exécution des processus.
    Pour plus de commentaires sur ce thème :
    http://forum.theglobalfund.org/es/viewtopic.php?t=20

    Forum russe :

    La réduction des dépenses associés aux programmes : Le Fonds mondial pourrait soutenir des entreprises et des sociétés locales dans le domaine de la production de l’équipement, de médicaments nécessaires, etc... à des prix inférieurs par rapport à ceux pratiqués mondialement, à condition que ces mêmes équipements et médicaments requis soient achetés dans ces mêmes pays sans être importés.
    Pour la version complète des discussions : http://forum.theglobalfund.org/ru/viewtopic.php?t=183

    Forum anglais :

    1.) Allouer plus de fonds au budget S+E : il est clair qu’un financement accru serait nécessaire pour résoudre les problèmes auxquels les pays sont confrontés en matière d’harmonisation des méthodologies et des processus S+E, de renforcement de la capacité et d’encouragement de la gestion des performances par d’autres secteurs. Pour commencer, il faudrait faire en sorte que la planification des programmes soit plus rigoureuse et transparente, que tous les participants soient inclus et que l’objectif soit de garantir la durabilité des programmes, par ex. grâce à des Processus de Bonne Planification et méthodes similaires. Il faudrait ensuite résoudre les éternels défis, notamment compétences techniques inadéquates, prise en charge, pénuries de personnel, manque d’engagement vis-à-vis des problèmes, interférences politiques, capacités de direction insuffisantes, réticence à collaborer et manque de connaissances au niveau financier, S+E, approvisionnement et administration.
    2.) Soutenir la propagation des structures normatives (outils, directives S+E, approvisionnement, etc.) et des fonds au niveau de la communauté en travaillant de manière plus directe (plus proche) avec les CBO et les ONG touchant une large population. Cela permettrait d’encourager l’harmonie, de renforcer les capacités, de mettre à disposition un mécanisme de responsabilité financière intégré et permettrait également d’attirer l’attention sur des interventions souvent reléguées et pourtant essentielles, comme la sécurité liée aux transfusions/dons sanguins. La réduction des coûts de transaction dépend en définitive d’une réduction de la prévalence de la maladie dans les pays. Il a été démontré au fil du temps que l’implication directe de la communauté donne de meilleurs résultats en général.
    3.) Pour réduire la corruption, la bureaucratie et le manque d’harmonie, le Fonds mondial devraient analyser / surveiller tout particulièrement les propositions relatives aux processus rentables de fourniture de matériel et d’équipement. Il faudrait également que les services d’achat soient rationalisés et, lorsque c’est possible, approuvés à l’avance afin d’éviter les retards, particulièrement lors de l’importation. Le Fonds mondial devrait soutenir le renforcement de la capacité pour les achats (par exemple, dans la gestion de la chaîne de ravitaillement), au niveau national et pour les autorités dans les zones prioritaires. Utiliser l’infrastructure gouvernementale existante.
    4.) Les mandats des agents locaux devraient aller au-delà des aspects financiers et s’étendre aux contrôles techniques des outils normatifs (par exemple, structure S+E, directives des achats et des stocks), ainsi qu’aux processus S+E et Achats et à leur application effective, sur une base continue et pas seulement annuelle. Lorsque les pays n’ont pas défini de zones centrales prioritaires, le Fonds mondial devrait envisager de les « forcer de manière indirecte » à identifier des priorités et à clarifier des processus spécifiques destinés à garantir leur caractère prioritaire.
    5.) Le Fonds mondial devrait également veiller à ce que les responsabilités ne se recoupent pas, entre le personnel qu’il emploie et celles de ses partenaires, par mesure de réduction des coûts de transaction et afin de garantir la complémentarité et l’harmonie. Renforcer la capacité gouvernementale, améliorer la prise de décisions.
    6.) Le GFATM devrait prendre des mesures pour clarifier et élaborer des indicateurs de performances, ainsi qu’une structure pour les résultats escomptés le plus tôt et le plus en détail possible, tout en l’associant à la propre structure stratégique d’un pays (point également mentionné les semaines précédentes). Cela ajoutera aux objectifs et taux propres au pays. Ce processus pourrait être encouragé par l’intermédiaire d’ateliers S+E au niveau national en impliquant les participants les plus divers, issus de tous les secteurs.
    7.) Le Fonds mondial devrait évoluer pour devenir un mécanisme de financement direct qui engagerait la société civile dans la supervision directe de projets sélectionnés moyennant appels de propositions, au lieu de financer les gouvernements et les opérations au niveau national. Le CCM devrait diriger l’engagement ; le renforcement de la capacité des participants et la S+E. Le MoH devrait s’occuper de la distribution de produits et services (médicaments, structure normative et personnel) et de tâches similaires. Employer du personnel et des directeurs issus du pays pour réaliser la S+E du programme vers l’amont, du niveau local au niveau national.
    8.) Intégrer les questions sanitaires relatives à la sexualité et à la reproduction, ainsi que des programmes similaires dans les programmes sanitaires de prévention et de traitement VIH/SIDA pour encourager la complémentarité et éviter la course aux donateurs de la part des gestionnaires de programme. S’inspirer du modèle de sécurité des produits sanitaires de reproduction de l’UNFPA. Travailler avec les mécanismes de l’ONU pour assurer une collaboration sur le plan international. Clarifier la hiérarchie et les rôles entre CCM, MoH, bénéficiaire principal et secondaire.

    Nous vous remercions de votre collaboration.
    Equipe de modérateurs.

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