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10-17 avril: Résumé des discussions en ligne
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  • 11-08-2007 10:35 AM

    10-17 avril: Résumé des discussions en ligne

    Avr 20, 2006

    Chers participants,
    Nous vous invitons à prendre connaissance du résumé des discussions en ligne de la semaine dernière sur la question suivante:

    Le Fonds mondial, quelle stratégie devrait-il adopter pour renforcer les systèmes de santé ?

    Participants:

    Forum anglais: Tarig Dafallah (Sudan), Tshabalala, R Vonrueden (USA), Beatrice Minja (Tanzania), Basmakh, Anjana Bhushan (Philippines), Pinaki Mukherjee (Kolkata, India), M Ngaara, ASM (Kazakhstan), Mark McPherson (UK), Umesh Vanahalli (Karnataka, India), Emma Adelakun Adeseyoju (Ondo, Nigeria), Wamari (Kenya), Tasleem Akhtar (Pakistan), Jambiani- Tuishi NGO, Jumoke Owoola (Nigeria), Bruno Moonen (Kenya), Lombardi, Aja Desiree Hardy (MO, USA), Becky A. Johnson (Switzerland), Oge Nkemakolam (Owerri, Nigeria), Yerro Sowe, Eugene Tshidimwena (DR Congo), Uwem Inyang (Abuja, Nigeria), Marion Quang.

    Forum français: Robert Toubon (France), Peter Kimbondo (DR Congo), Valentin Traore, Sidi Abdillahi (Mauritania), Techi Alio (Niger), Celestin Ele (Cameroon), DAFFE (Senegal), Lisungi NGO (DR Congo) and Peter Kimbondo( DR Congo)

    Forums espagnol et russe: Ivan Palacios (Ecuador), Amira Kimirina, Gabriel Carrasquilla (Colombia), and Ulyanov (Russia).

    Forum français

    1. Si l'on entend par "systèmes de santé des ressources humaines qualifiées et une gestion qui permette de les affecter là où on a besoin d'elles, le Fonds mondial doit naturellement en faire une priorité pour la mise en œuvre de ses actions, même si toutes les institutions doivent être mobilisées. Il s'agit d'une approche transversale qu'il faut avoir systématiquement. Alors, Il faudra en faire une composante à part.
    2. Toutes les deux stratégies sont bonnes dans la mesure où les gouvernements sachent assurer une bonne gestion, une chose qui n'est pas évidente. Le renforcement des systèmes de santé doit relever les défis auxquels les pays sont confrontés, p.ex. Ressources humaines, salaires etc. Soit le Fonds mondial, soit les autres donateurs pourront subventionner le renforcement de systèmes de sante afin d’assurer une meilleure durabilité de ces ressources, en mettant l'accent sur le "Renforcement des capacités." Pour gérer et mieux contrôler les activités qui seront financées, un mécanisme de subvention devrait être mis en place.
    3. Plus le système de santé sera boiteux, plus la pandémie du VIH /SIDA, du paludisme, et de la tuberculose seront galopantes. Dans quelques pays, par ex. Cameroun, le paludisme constitue plus de 70 % des hospitalisations et détient le plus fort taux de mortalité du pays. Il consomme plus de 30 % des revenus des familles. Pour relever les défis auxquels les pays et les familles sont confrontés, il faut assurer les transferts des technologies (mobiliser la population pour son auto prise en charge, renforcer la capacité de l'accueil dans les centres hospitaliers et autres prestataires de soins) et subventionner (directement) les systèmes de santé pour rendre plus abordable les prestations dans les centres hospitaliers.
    4. La première vague des interventions subventionnées par le Fonds mondial consiste à ralentir la progression des trois maladies par un mécanisme de "Réponse Rapide" directement applicables sur la population cible, sur terrain. La réponse rapide c'est tout simplement l'information et le traitement afin d'obtenir des résultats immédiats. Pour avoir un impact durable, ce mécanisme devrait faire l'objet d'un programme extérieur au programme de Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Un programme que financeraient d'autres bailleurs de fonds. Ils viendraient ainsi en synergie à la lutte contre les 3 maladies. Ceci épargnerait le Fonds mondial d'éparpiller les ressources et concentrer ces efforts. Les financements des autres bailleurs devaient être sollicités et être utilisés pour la réhabilitation des infrastructures, pour les gros équipements, pour les formations à long terme et pour les autres besoins nationaux.

    Forum anglais :


    Au moins trois positions ont émergé des discussions :

    1. Le premier groupe de participants propose un renforcement séparé du système de santé (HSS). Voici les raisons avancées :
    a) Le renforcement des systèmes de santé a suscité peu d’intérêt stratégique et n’est pas prioritaire car l’attention est essentiellement centrée sur les activités et les interventions associées aux maladies. La capacité en ressources humaines et institutionnelles constitue l’une des opportunités/points d’entrée du Fonds mondial.
    b) La faible qualité des systèmes de santé et le redoublement des efforts réalisés pour une seule maladie affectent l’efficacité et la valeur finale des initiatives du Fonds mondial. La condition de cette approche est la collaboration étroite entre tous les partenaires.
    c) Le troisième argument de cette approche insiste sur la nécessité de créer un fonds séparé en particulier pour combattre la malaria. Le système de santé actuel est faible et non structuré et ne permet pas de renforcer le niveau de la communauté et celui des ménages qui sont les niveaux auxquels la lutte contre la malaria est la plus efficace.
    d) Le renforcement des systèmes de santé est « l’affaire de tous » et le financement via un composant unique met l’accent sur cette démarche. Il a également été affirmé que la faible performance de cette approche à l’étape numéro 5 était due à l’insuffisance des règlements, indicateurs, bonnes pratiques et activités recommandés pour le SIDA, la tuberculose et la malaria. De la même façon, les décideurs ne voulaient pas laisser péricliter la proposition en y associant un HSS pour lequel ils n’étaient pas sûrs d’obtenir un accord. Le Fonds mondial aidera davantage les décideurs à renforcer la qualité des aspects du HSS de leurs propositions.
    2. Ceux qui sont contre un financement séparé du système de santé pensent que cela risque d’être insoutenable. Ils sont contre le principe d’approche holistique et contre le concept de services de santé intégrés.
    3. Le deuxième groupe qui propose que d’autres donateurs soient encouragés à financer le renforcement des systèmes de santé déclare que le Fonds mondial doit éviter de redoublement des efforts des donateurs. Ce groupe indique que si un HSS accompagné d’une autre aide technique et d’autres subventions, est apporté à la structure générale du système de santé, avec une attention portée aux trois maladies, cela renforce les conséquences des subventions. Ceux qui sont contre cette approche disent qu’elle va à l’encontre du principe d’approche multisectorielle coordonnée et rend le HSS moins intégrateur, entre autres raisons.
    4. Un groupe est contre ces approches et propose des solutions : (a) Le GFATM fait du HSS son autre critère de sélection d'une proposition de sorte que ces propositions associent le HSS aux trois maladies et évitent que l’on en oublie les maladies ; (b) L’un des donateurs, le Fonds mondial ou les deux financent conjointement le HSS via un mécanisme de financement séparé, avec une attention toute particulière aux défis interdisciplinaires des secteurs de la santé nationale et des plans stratégiques, par exemple la capacité en ressources humaines, les salaires, l’approvisionnement, les fournitures, etc.

    Forum russe :


    1. La stratégie qui conviendrait le mieux aux pays de l’espace post-soviétique serait l’introduction de « renforcement des systèmes de santé » en tant qu’une composante indépendante à financer. Les CNC (Comités nationaux de coordination) par exemple, peuvent également demander des subventions non seulement pour le domaine de la prévention et de la lutte contre les trois maladies (SIDA, TB et paludisme) mais aussi pour celui de renforcement de système de la santé publique en générale. Par exemple, cela pourrait être des échanges professionnel entre les spécialistes, recyclage, contribution à des recherches, etc… Les priorités du domaine du « renforcement des systèmes de santé » sont à défiinir en collaboration avec les institutions nationales.
    2. En tant que composante indépendante, la « renforcement des systèmes de santé » doit s’imposer sous forme d’une partie du système de sauvegarde de la santé déjà existant dans les pays. Cette composante doit, autrement dit, « remplir des lacunes existantes dans le système de la santé publique ».

    Forum espagnol :

    1.- De nombreux donneurs et agences de coopération tels que l’USAID, le BID ou BM ont investi des millions de dollars dans le renforcement des systèmes de santé (publics), avec des résultats incertains. Peu de systèmes ont réussi à améliorer la qualité et l’accès aux services de santé. Beaucoup d’argent a été investi dans la formation des ressources humaines du MSP en Équateur (je ne dis pas que ce n’est pas bien ou nécessaire) mais des problèmes d’équité, de qualité et d’efficacité persistent.
    C’est le côté de la « demande », la population qui bénéficie des services de santé en général, qui manque d’argent. Il convient de faire pression sur les fournisseurs du point de vue de la demande.
    2.- Le Fonds mondial a réussi en allouant des ressources au renforcement des systèmes de santé. Il convient toutefois de définir clairement les stratégies de ce renforcement. Les principaux objectifs doivent être l'amélioration de l’accès, de l’équité et de la qualité dans les services de santé.
    Le premier niveau de soins doit être la principale destination des ressources car c’est à ce niveau que l’on trouve les plus grandes faiblesses, les plus grandes difficultés et les plus faibles capacités de gestion. Il faut fortifier la capacité locale à renforcer les systèmes de santé de la lutte contre les trois maladies. Le soutien de la région ou de la commune est pour cela nécessaire. Le Fonds mondial doit entretenir des indicateurs très bien définis pour mesurer les résultats de ce renforcement. Les processus de décentralisation, en particulier dans les cas de malaria et de TBC, peuvent être soutenus par le Fonds mais un accompagnement est nécessaire pour créer une durabilité. À nouveau, il est important de pouvoir disposer d’indicateurs de mesure clairs.
    3.- Des actions doivent être menées et des budgets doivent être alloués aux plans locaux de santé.
    4.- Un autre moyen permet de mesurer les résultats : le renforcement de la société civile à travers la participation, la surveillance et le contrôle.
    Pour accéder au débat complet, saisissez l’adresse suivante : http://forum.theglobalfund.org/es/viewtopic.php?t=61

    Nous vous remercions de votre collaboration.
    Equipe de modérateurs.

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