"La lutte contre les grandes endémies est un voyage en train sur une voie ferrée à deux gares seulement : la gare de départ et celle d'arrivée"Je voudrais commencer mon intervention par ce métaphore pour revenir à ce qui est le plus important à mon avis :
la particicpation effective dans l'ensemble du processus de tous ceux qui s'intéressent à la lutte :
- Politique de lutte
- Plan stratégique (fixé dans le temps et ancré sur les stratégies mondiales qui convergent vers le développement ou la lutte contre la pauvreté
- Plans opérationels (à longévité variable en fonction des conditionnalités des Bailleurs)
Chaque document de ce processus doit accorder une
place capitale à la coordination en tant qu'élément traditionnel du management en posant la question "Qui va guider ce train parmi ces gens qui sont du voyage?". Pour plusieurs raisons, le plus indiqué c'est le pays (éthique, politique et managérial; je laisse de côté les sentiments, ce qui fait de nous des hommes.) Mais ce "coordonnateur" trouve des problèmes; souvent, il n'est pas à la mesure de sa tâche, certains partenaires, plus performants, se proposent de prendre sa place, alors qu'ils ne resteront dans le pays que pour un temps bien déterminé, relativement court pour la réussite d'une lutte. Par conséquent , il faut lui donner le temps au pays d'apprendre, les mots "
renforcer ses capacités" sont à la mode.Et ceux qui sont contre cette idée doit comprendre qu'ils ont aussi passé par l'apprentissage.
Ce "leadership" accordé au pays s'apprend ,s'acquiert, se cultive et là j'en viens au "Renforcement du Système de santé vertical ou horizontal" auquel le GFATM a accordé une place spéciale ( souvent incomprise de la plupart des participants à l'élaboration des projets) pendant les 5ème, 6ème et 7ème séries de soumissions.
Résumé
Avant de penser au DOTS, à la qualité des lames, aux ACT , aux Insecticides, aux MID et aux Antiretroviraux, il serait primordial de penser au facteur "HUMAIN" et préparer ce dernier selon le nombre ,les qualités et les motivations réquises pour chaque poste dont celui de "Coordonnateur". Si le GFATM agit sur ce "renforcement du Système de santé en particulier celui des ressources humaines", l'occasion de dire un jour "malgré les l'appui financier du GFATM , la lutte contre les grandes endémies n'a pas donné les résultats escomptés" ne se présentera pas. L'homme, à cause de son intelligence et de ses sentiments, reste et démeure la base de la lutte.