Dans le cadre de cette série de discussions sur le rôle du Fonds Mondial dans l'accroissement des capacités à gérer les programmes, je voudrais apporter a modeste contribution en ma qualité de membre du CCM-Guinée.
L'accès se définit comme la possibilté des populations cibles à bénéficier des informations, des soins et des médicaments aussi facilement que possible et selon les urgences ou l'état de la maladie.Ainsi il y a quatre aspects de l'accès aux programmes de santé:
1.accès géographique,
2.Accès culturel
3.Accès économique/Financier
4.Accès institutionnel( lié à l'offre de services)
En Afrique la plupart des programmes de santé échouent à cause de l'inaccessibilité géographique et financière car la pauvreté touche plus de 50% de la population .Même si les services et les informations sont disponibles, les populations qui en expriment le besoin ne peuvent pas y avoir accèsà cause de ces deux facteurs souvent combinés.Avec l'augmentation du prix du carburant les services mêmes urbains deviennent inaccessibles aux populations qui son incapables de payer leur transport.
Du fait du aux élevé d'anaphabétisme (plus de 60%) la plupart des messages destinés au changement de comportement se heutent à des barrières socioculturelles qui empêchent la mise en oeuvre des programmes de santé et perpétuent les pratiques néfastes à la santé telles que les mutilations génitales féminines, les tatouages, les scarifications, les tabous alimentaires et les initiations dans les forêts sacrées.Quels que soient les efforts déployés par les partenaires au développement ; l'accès aux informations et soins de santé sera limié par ces barrières socioculturelles .
Un des problèmes prioritaires est la faiblesse de l'offre des services disponibles par suite des faibles compétences des prestataires. Ces faibles compétences sont liées au niveau des presataires et à leur mauvaise répartition spatiale.La plupart des prestataires compétents sont dans les grandes villes alors que les besoins sont plus élevés dans les zones rurales.Cette
situation est due à la mauvaise des ressources humaines.
Un autre facteur est le manque de plan de pérennité des interventions qui s'arrêtent dès que les financement sont interrompus.
Par rapport à la planification familiale il y a 30% des besoins non satisfaits par suite d'insuffisance de l'offre de services ( ruptures de socks, prestataires non formés ou affectés, produits périmés ou manque de lieu de stockage de quantités suffisantes de produits);
Les capacités nécessaires pour l'accroissement des programmes de santé et particulièrement dans le cadre de la lutte contre les trois maladies sont:
1.Renforcement des connaissances et compétences des presataires en matière de sécurisation des produits de santé
2.Renforcement des capacités de stockage et de distribution des produits de santé (renovation d'infrasructures, équipement et moyens de transport).
3.La fourniture adéquate de produits et outils de gestion (quantité suffisante, qualité selon normes OMS, délais de livraisons respectés)
4. L'implication des leaders communautaires et des communicateurs tradiionnels dans la sensibilisation des population
5. Le développement des services à base communautaire en vue de toucher les populations les plus enclavées
6.La promotion et le développement des mutuelles de santé pour favoriser la participation communautaire et l'accès financier aux services de santé.
7.Le renforcement de la chaîne de distribution et de suivi des produits et outils de gestion qui permet une bonne collecte et analyse des données statistiques.
8.Le renforcement de la gestion des ressources humaines par l'amélioration des conditions de travail en zone rurale et la motivation pécunière des agents impliqués dans les programmes de santé aussi bien des secteurs publics que privés.Cette motivation doit être proportionnelle au rendement et à la distance séparant les zones rurales des grandes villes .
9. Renforcement de la collaboration avec les collectivités décentralisées qui peuvent contribuer à la prise en charge locale de certains travailleurs et de certains couts de fonctionnement..
10- Renforcement des mécanismes de suivi/évaluation pour s'assurer de l'exécution correcte des programmes .L'évaluation doit être ausii interne qu'externe pour avoir des données fiables et non tronquées.Pour ce faire les CCM doivent recevoir l'appui technique et financier nécessaires en vue de s'acquitter correctement de leurs tâches et responsabilités.
11.Il faudra alléger les procédures en vue de faciliter les décaissements car tout retard de décaissement agit sur l'augmentation de la morbidité et de la mortalité par suite de retard dans l'offre de service et surtout la délivrance des soins préventifs et curatifs.
12. Le Fonds Mondial doevrait appuyer des plans de pérennité des interventions les plus réussies afin d'e faciliter l'appropriation de ces programmes par les communautés ou les décideurs locaux.