Le problèmes des "minorités sexuelles" s'explique surtout par l'inacessibilité culturelle à deux sens. Les "minorités sexuelles" se sentent exclus du systèmes de soins par ignorance et les prestataires de soins ne se sentent pas obligés de se rapprocher d'eux par méconnaissance de leur responsabilité dans l'équité vis-à-vis de ces minorités.
Cependant, il convient de noter que le comportement des agents de santé peut s'expliquer par leur niveau de connaissance de leur rôle, l'insuffisance d'effectifs d'agents qualifiés et la quasi-absence d'une politique adéquate de gestion des ressources humaines en santé.
Le fonds mondial a déjà dépassé le niveau de la création des centres spécialisés. Les centres spécialisés sont à l'origine de la stigmatisation et compliquent l'accès culturelle au dépistage volontaire par exemple.
Pour améliorer l'accès des "minorités sexuelles" aux services et soins de santé, il faut:
1- appuyer la décentralisation de la prise en charge des clients c'est à dire les patients et usagers des service de soins de santé;
2- généraliser la prise en charge par l'approche centrée sur le patient;
3- encourager la bonne gestion du personnel de santé à travers des conditionnalités relatives à un bon style de management des ressources humaines en santé;
4- appuyer les initiatives de collaboration avec la communauté et les acteurs de la médecine traditionnelle;
5- susciter l'implication des sociologues et psychologues dans la prise en charges des malades et des personnes affectés;
6- accompagner les initiatives de prise en charge ambulatoire intégrale des malades atteints de la tuberculose.
J'ai la conviction que la mise en oeuvre de ses interventions à travers la restructuration des Unités de Gestion du Fonds Mondial serait bénéfique à tous les malades et surtout les "minorités sexuelles". Il faut donc penser à renforcer les compétences mobilisées au niveau des UGFM par des économistes de la santé, des socio-antropologues de la santé et des spécialistes en promotion de la santé.