Je suis Mr. K de la province du Katanga et un père de famille heureux avec une belle femme qui nous a donné trois enfants qui font notre fierté. J’ai travaillé pendant longtemps et souvent avec les difficultés du pays, je suis resté 69 mois sans salaire. Tant bien que mal, nous avons quand même pu continuer à profiter des bienfaits de la vie.
Un jour de 2002, j’ai appris une nouvelle qui a changé ma vie et celle de ma famille. Que faire, sinon choisir de vivre lorsque l’on a une femme et trois enfants ! Ma femme et moi sommes séropositifs et nos enfants ne courent pas le même risque que nous mais le paludisme reste un danger.
La vie d’une personne vivant avec le virus du vih/sida (PVV) n’est pas facile. Ma famille me supportait au début de mon traitement et puis un jour, plus rien. Je n’ai pas fait d’histoires avec ma famille et je suis reconnaissant pour l’appui qu’elle m’a donné. Je reste digne dans ma maladie et je me suis débrouillé pour rester en vie. Lorsque CIPLA a commencé son programme en 2002, est venu dans la province et à commencer à traiter les PVV, j’étais un des premiers à en bénéficier avant l’appui du Fonds mondial a l’Hôpital Général de Référence de la Kenya (HGRK). Depuis 2005, ma femme et moi sommes sous traitement antirétroviral.
Les médicaments et les soins médicaux sont gratuits. Cependant, nous devons payer pour l’examen de contrôle du CD4. Moi en tant que PVV et sans emploi, je me demande : « quelqu’un qui ne peut pas attraper 1000 francs (2usd) congolais, on lui demande de trouver 15 usd ». Avec l’appui du Fonds mondial, nous recevons les médicaments gratuitement. En termes d’appui nutritionnel, nous recevons d’Amocongo une ration mensuelle de : 25kg de farine, 4L d’huile, 5kg de sucre, 5Kg de soja et 1kg de petit pois. « Ces rations ne sont pas suffisantes » et notre « technique de manger une seule fois par jour » rend notre traitement difficile.
Nous gardons espoir pour nous et nos enfants. En dehors du suivi médical, nous sommes membres d’une association des PVV et nous nous entraidons. Pour protéger la confidentialité de certains membres, nous nous réunissons dans une église. Il arrive parfois des décès et nous cotisons pour assurer des funérailles dignes à nos amis malgré notre condition financière.